« Des mains dans la pâte aux mains dans le code… Mon parcours d’entrepreneur. »

En partageant mon expérience, j’aimerais montrer qu’il n’y a pas de chemin tout tracé vers l’entrepreneuriat. Chacun est libre de construire son propre parcours.

L’histoire commence alors que je viens d’avoir 16 ans. Le modèle scolaire ne me convient pas. Je termine donc ma 3ème en sachant pertinemment que je n’irai pas jusqu’au Bac.

Je décide alors de partir en CAP de cuisine, où je me retrouve dans un restaurant étoilé. J’y découvre la gastronomie française et la grande cuisine qui fait notre réputation (méritée !) à travers le monde.

Mais rapidement, la répétition ne me plaît pas. Sortir des plats identiques ne me fait pas rêver. Et pourtant, en m’éloignant de cette répétition presque mécanique, j’y tomberai de nouveau quelques années plus tard. La suite arrive…

Si tu ne vas pas à la gourmandise, la gourmandise viendra à toi

Mon CAP en poche, j’arrête tout. Malheureusement, je suis vraiment trop gourmand (et gourmet) l’univers de la gastronomie me manque très vite et je retombe dans la marmite.

J’arrive à Paris et passe pendant huit ans d’une expérience à l’autre dans la restauration (bar, restauration rapide, boulangerie, pâtisserie), avant de rencontrer deux restaurateurs talentueux. Trois ans plus tard, nous deviendrons associés d’une boulangerie.

“Attends, il ouvre une boulangerie ? Qu’est-ce qu’il s’est passé entre temps ?”

De manager à boulanger : il n’y a qu’une formation

Après deux ans passés à lancer un concept store alimentaire avec Julien Fouin et Ludovic Dardenay, je ne tiens plus en place. Je décide de commencer une formation de boulanger.

Mais rapidement, je me rends compte de la complexité de faire du bon pain. Et c’est précisément là que ça commence à m’intéresser… J’ouvre donc une boulangerie (Dupain) avec mes deux associés.

Le positionnement est essentiellement B2B, avec un seul objectif : livrer les meilleurs restaurateurs du quartier.

J’applique ce que j’ai appris dans la restauration au monde de la boulangerie :

  • Une gamme de produit réduite à l’extrême
  • Un focus sur l’exécution avec peu de productions, mais parfaitement réalisées

3 ans plus tard, nous sommes en avril 2018 et je commence à avoir envie d’autre chose…

Un boulanger, à l’esprit startup

Au même moment, je commence à voir passer des vidéos d’un certain Oussama Ammar de The Family, elles seront source d’inspiration. Je découvre alors un tout nouveau monde pour moi : celui des startups.

J’approfondis le sujet et comprends alors que si l’on arrive à appliquer certaines méthodes des start-ups à un business traditionnel, les gains de temps, de productivité et de rentabilité, peuvent être exceptionnels tout en gardant un produit artisanal et de grande qualité.

Depuis 4 mois, je travaille avec deux amis sur un nouveau produit “Tech” : Ordea.

C’est une application de gestion des commandes clients pour les boulangers. J’apporte mon expérience opérationnelle.

Quelques mois plus tard ils quittent l’aventure, je me retrouve seul

J’ai envie de continuer à commercialiser Ordea de mon côté, mais je ne sais pas coder. Et pour un produit technique, c’est compliqué… Je décide donc de passer 10 semaines à La Capsule pour travailler sur de nouveaux langages (JavaScript, React, React-native).

Si je ne devais retenir qu’une chose de cette expérience ? Lorsque l’on sait coder, peu importe la formation choisie, on est capable de repousser ses limites et de s’ouvrir un nouveau champ des possibles. J’avais envie de lancer plein de nouveaux projets. Et le développement web n’était plus une limite pour moi. Avec La Capsule, j’ai toutes les bases pour continuer à me former et devenir meilleur avec le temps !

Ce qui est vraiment bien c’est que maintenant je comprends le travail des développeurs et je peux estimer le temps de travail et les coûts éventuels. Je n’ai plus de surprises et la relation est beaucoup plus simple.

Début 2018, j’ai rencontré Cyril Barthet, un client de ma boulangerie. Il se trouve alors qu’il lance un business de livraison de pain à domicile. Nous sommes en octobre. Sans trop hésiter, je décide de le rejoindre.

Livraison ? Boulangerie ? Mais pourquoi ? Et comment ?

Croustillant : amener de la Tech dans un marché traditionnel

Nous sommes deux associés et nous voilà en train de lancer une nouvelle startup : Croustillant.

Notre objectif est simple : vous livrer les meilleurs pains de Paris à domicile, devant votre porte, sans vous réveiller - avant 7h du matin. Le tout, à partir d’1,50€, sans frais de livraison.

Nous avons commencé par nous concentrer sur le 19ème arrondissement, avant d’ouvrir le 10ème.

Tester son idée de startup sur le terrain, soi-même

Pendant les six premiers mois, nous livrons nous-même les commandes pour bien comprendre les processus et identifier ce qu’il va falloir améliorer rapidement.

Aujourd’hui, tout le monde cherche à optimiser et automatiser tout et n’importe quoi, le plus rapidement possible.

Mais certaines choses ne devraient pas être optimisées dès le départ. Reproduire les actions soi-même, questionner nos utilisateurs un par un, identifier les points de friction en testant l’expérience que l’on propose est indispensable.

Solo-founder : ça fonctionne ?

De mon point de vue, être seul, c’est se rajouter une contrainte supplémentaire. Si je n’étais pas associé, les moments de blocages seraient tout de suite bien plus compliqués à surmonter.

Et à l’inverse, un associé ne devrait pas être un ami. Du moins au début. Avec des amis, il y a toujours des non-dits. Entre associés, c’est ‘business first’. Et cette logique permet de bien faire la distinction entre vie personnelle et professionnelle. Et l’on sait tous (d’autant plus vous, lecteur), que la frontière est souvent mince.

L’aventure startup et entrepreneuriale est incroyable, et je la souhaite à tout le monde. Bien sûr, les journées de travail ne sont pas toutes fun, mais quel plaisir de travailler sur des problématiques et des sujets auxquels on croit !

Dans le cas de Croustillant, le challenge est vraiment excitant : prendre un business traditionnel et lui rajouter une dimension tech pour accélérer et toucher plus de personnes.

Nous travaillons aujourd’hui avec trois livreurs et notre objectif de l’année est de créer notre propre local de production, pour pouvoir livrer tous les quartiers parisiens.

2019 promet d’être une belle année !

En conclusion, je voudrais insister sur le parcours et la personnalité que nous avons tous : les diplômes ne font pas tout, et c’est une bonne nouvelle.

Personne n’a vraiment besoin de ça pour décider de se lancer, tester un projet, échouer et recommencer. En revanche, l’une des clés de réussite se trouve dans le réseau de chacun. S’attacher à construire de vraies relations, c’est ici que l’investissement doit se faire.

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